Le Maroc extirpe le Mali de la zone d’influence du régime algérien

visite-royale-bamakoLe Maroc commence à récolter les gains de sa contribution au dénouement de la crise malienne au détriment de son voisin algérien.
La présence du Roi Mohammed VI en personne aux côtés des chefs d’Etat d’une quarantaine de pays, à la cérémonie d’investiture du nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, traduit la nouvelle donne dans les futures relations entre Rabat et Bamako.
Le royaume chérifien sera, en effet, doublement récompensé pour sa « précieuse » contribution aux efforts diplomatiques ayant ouvert la voie à l’intervention militaire internationale qui a délogé du Nord du Mali, les groupes extrémistes armés à l’origine de la partition de ce pays du Sahel.
Sur le plan géostratégique, explique un expert américain des questions sécuritaires en Afrique basé à Bamako, le Maroc, en quête de soutien pour son dossier du Sahara Occidental, est presque sûr que le Mali se trouve désormais en dehors de la zone d’influence algérienne.
Au plan économique, les grands opérateurs marocains du BTP, des télécoms, de l’ingénierie et des finances etc. se frottent déjà les mains pour avoir leur part du gâteau. Le Mali a reçu la promesse de la communauté internationale de recevoir la coquète somme de 3 milliards d’Euros pour financer les projets de la reconstruction.
Aussi, le monarque alaouite n’a pas raté l’occasion, pour réitérer devant les 43 chefs d’Etat présents à la cérémonie d’investiture jeudi à Bamako, la solidarité agissante de son pays avec le peuple malien. Il a de même réaffirmé la volonté du Maroc d’accompagner le Mali dans la phase de sa reconstruction.
La décision du Roi Mohammed VI d’assister en personne à l’investiture d’IBK, alors qu’il a l’habitude de se faire représenter à ce genre de rencontres, traduit une volonté affichée d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et le Mali, estime un politologue malien.
Contrairement à l’Algérie qui s’était opposée à toute intervention étrangère au Mali, le Maroc, relève-t-il, a par contre, fait le bon choix en se positionnant dans le camp des pays favorables à l’intervention militaire et il ne s’est pas trompé de choix.

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