La saga de l’UMP ne fait que commencer, Nicolas Sarkozy devant la justice

L’Union pour un mouvement populaire (UMP), premier parti français de droite et grand perdant des dernières échéances présidentielles, ne voit pas encore le bout du tunnel. Alors que François Fillon et Jean-François Copé se livrent une bataille rangée autour de la validation des résultats du scrutin ayant porté ce dernier à la présidence de l’UMP, l’ancien président français et leader incontesté du parti, Nicolas Sarkozy vient d’être entendu ce jeudi à Bordeaux (sud-ouest), par le juge d’instruction, Jean-Michel Gentil dans l’affaire dite Bettencourt. Sarkozy est soupçonné d’être impliqué dans un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 par l’argent de Liliane Bettencourt, héritière du géant mondial de cosmétiques L’Oréal et première fortune de France.

L’ancien patron de l’UMP, risque une mise en examen (inculpation) pour « abus de faiblesse » dans le cadre de cette affaire très médiatisée. Les enquêteurs cherchent à savoir si l’argent de Liliane Bettencourt (90 ans), affaiblie psychologiquement depuis septembre 2006, a pu servir dans des proportions dépassant largement les seuils légaux autorisés, et sans que l’intéressée ait donné un consentement éclairé, au financement de la campagne présidentielle de Sarkozy. Après sa défaite en mai à l’élection présidentielle contre François Hollande, Nicolas Sarkozy semble avoir quitté définitivement à l’âge de 57 ans, le monde de la politique. Malheureusement, il pourrait fort bien être victime du mauvais sort qui a été jeté à son prédécesseur, Jacques Chirac. Celui-ci a terminé sa carrière politique par une condamnation l’an dernier, à une peine de prison avec sursis, dans deux affaires d’emplois fictifs dans lesquelles il avait trempé alors qu’il était maire de Paris. D’ailleurs, ce sont les deux seuls cas de chefs d’Etat français à comparaître devant la justice et ce, depuis la promulgation de la Constitution fondant la Vème République en 1958. Avec un peu de chance, l’ancien président Sarkozy pourrait être placé sous le statut de « témoin assisté », intermédiaire entre celui de simple témoin et celui d’inculpé pour échapper ainsi à une condamnation carcérale. Le feuilleton Sarkozy risque d’être long mais sera sûrement plein de suspens.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *