Méditerranée-Pêche : Les quotas controversés du thon rouge

Le thon rouge, une espèce menacée, anime les débats de la 18e réunion annuelle de la de la Commission Internationale de la Conservation des Thonidés (CICTA), qui s’ouvre aujourd’hui à Agadir, au sud du Maroc. Du 12 au 19 novembre 2012, les représentants des 48 pays membres de la CICTA se pencheront sur la fixation des quotas de pêche de thon rouge d’Atlantique Est et de Méditerranée pour la période 2013-2015. Aussi, les parties contractantes auront également à définir les mesures de gestion et de conservation des thonidés et des espèces apparentées de l’océan Atlantique et de la Méditerranée notamment du thon rouge.

Il est surtout question de décider des prochains quotas de thon rouge, dont l’apparent rétablissement des stocks suscite à la fois optimisme et appel à la prudence. La Cicta réunit l’UE, les Etats-Unis, le Canada, le Japon, plusieurs pays méditerranéens comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, l’Espagne et la Syrie, ainsi que le Mexique, la Norvège, l’Islande ou le Brésil. Après être tombé à des niveaux menaçant sa survie, le stock de spécimens de cette espèce emblématique de la Méditerranée semble enfin emprunter la voie de la reconstitution, comme le révélait en octobre dernier le comité scientifique de la Cicta. Si l’idée d’un moratoire n’a pas été retenue par la Cicta après la surpêche des thonidés dans les années 90 et 2000, cette organisation intergouvernementale s’est résolue à réduire drastiquement les volumes de pêche permis. En 2008, le quota était encore de 28.500 tonnes, puis il est passé à 22.000 tonnes en 2009, à 13.500 tonnes l’année suivante, avant de descendre à 12.900 tonnes en 2011 et 2012. Le même volume pourrait être reconduit pour 2013-2015, comme le recommande le comité scientifique de la Cicta, soit 12.900 tonnes pour la Méditerranée et 1.750 tonnes pour l’Atlantique ouest (Golfe du Mexique). De toute façon, les ONG en charge de la défense de l’environnement et des ressources marines tels Greenpeace et le World Wide Fund (WWF) sont aux aguets. Leurs délégués ont également fait le déplacement à Agadir pour ne pas rater cet important rendez-vous.

 

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