L’Italie et l’Espagne sur les traces de la Grèce !

L’Italie et l’Espagne et bien d’autres pays, dont l’économie est fragilisée par la crise qui frappe la zone Euro, risquent de subir le même sort que la Grèce. Si les craintes des analystes et des agences spécialisées, venaient à se vérifier, c’est l’avenir de tout l’édifice européen qui sera remis en cause. Après avoir revu à la abaisse les notes de 26 banques italiennes, l’agence de notation Moody’s a annoncé ce mercredi la baisse d’un cran, celles du géant italien de l’énergie Enel et sa filiale espagnole Endesa.

Déjà, lundi dernier, Moody’s avait abaissé de 1 à 4 crans, les notes de crédit à long terme, attribuées à 26 banques italiennes en raison de l’affaiblissement de leur solidité financière et d’un « accès restreint aux financements de marché ». Parmi ces banques, 21 établissements ont aussi subi une dégradation d’un ou deux crans de leurs notes de court terme. Pour Enel et sa filiale, la notation de Moody’s intervient au lendemain de la publication, la semaine dernière, des résultats du groupe, pour le premier trimestre 2012. Jeudi dernier, Enel avait fait état d’un recul de ses résultats sous l’effet de la baisse de la demande en Italie et en Espagne, déclarés officiellement en récession. Tout en admettant que le groupe italien a amélioré la maturité de sa dette, l’agence de notation estime en revanche, qu’Enel et Endesa, lourdement impactés par la morosité du marché italien et espagnol, puissent remonter la pente sans encombre.  En cas de « récession prolongée » ou d’aggravation des problèmes financiers dans ces deux pays, Moody’s n’hésitera pas abaisser encore ses notes. Ce qui est sûr, c’est que les banques espagnoles sont sur la ligne de mire de l’agence Moody’s qui a l’intention dans les jours à venir, de dégrader de manière significative la note à court terme, d’une vingtaine de banque du royaume ibérique. Mais il n’y a pas que les banques espagnoles et italiennes qui sont la cible de l’agence de notation. Moody’s avait annoncé à la mi-février sa décision, avant de la reporter à début mai, de baisser la note de 114 banques européennes, en raison de la crise qui sévit en zone Euro. L’évolution de la conjoncture économique dans plusieurs pays membres de l’Union européenne, devient de moins en moins rassurante. Plusieurs analystes et experts craignent le pire.

 

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