Le Maroc se dote de deux nouvelles laveries de phosphates

Le Maroc, premier exportateur  des phosphates et dérivés, s’est doté  de deux nouvelles laveries industrielles, dont la deuxième qui entrera en fonction en 2013, sera la plus grande du genre dans le monde. Le Groupe Chérifien des Phosphates (OCP) a déboursé près de 225 millions d’euros pour mettre sur pied sa nouvelle laverie baptisée Merah-Lahrach.

Cette unité a été inaugurée le mercredi 21 mars, à la commune M’Fassis près de la ville de Khouribga, par le Roi Mohammed VI qui a donné par le coup d’envoi aux travaux de construction de la seconde laverie pour un investissement de 300 millions d’Euros. D’une capacité de traitement de 7,2 millions de tonnes de minerai par an, l’unité Merah-Lahrach comporte 6 lignes de lavage d’une capacité unitaire de 350 tonnes/heure, 2 ateliers de broyage de 240 t/h, 3 ateliers de flottation de 300 t/h. Elle est également équipée d’un parc de stockage d’une capacité de 800.000 tonnes et de trois décanteurs de 135 m de diamètre chacun.La laverie sera alimentée en phosphates grâce à un réseau de pipelines qui déverseront le minerai dans la station pour traitement avant son acheminement dans un autre conduit principal de type « Slurry pipeline », sur un trajet de 235 km entre Khouribga et le port de Jorf Lasfar. Une fois sur place, le minerai est soit transformé par des unités  industrielles spécialisées ou embarqué au port pour son exportation.
Les deux unités industrielles, permettront une économie considérable des ressources en eau. Plus de 87 % de l’eau utilisée sera issue de processus de recyclage. Le transport du minerai se fait en pipeline par pulsions d’eau jusqu’aux unités chimiques du groupe, situées sur la côte Atlantique. Avec une production de 26 millions de tonnes par an en 2010, le Maroc qui était longtemps classé premier exportateur de phosphates, est en phase de devenir premier producteur mondial.
Encouragé par des prix de vente élevés sur le marché international des matières premières, le groupe chérifien prévoit un vaste programme d’investissements pour porter sa capacité d’extraction à 55 millions de tonnes par an d’ici à 2020.

 

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