Renault démarre en grandes pompes son usine à Tanger

Un nouveau méga projet est né à Tanger. Il n’y a que les chiffres qui peuvent refléter l’importance et l’ampleur de l’usine Renault flambant neuf que le Roi Mohammed VI vient d’inaugurer ce jeudi 9 février en compagnie du PDG du constructeur automobile français, Carlos Ghosn. De 150 à 170.000 véhicules sortiront cette année de la première chaîne de montage. Cette capacité sera plus que doublée à partir de 2013 avec l’entrée en service d’une deuxième ligne.

L’inauguration en grande pompe de l’unité Renault dans la zone franche de Melloussa, à 30 kilomètres du port de Tanger-Med et à cinq minutes à vol d’oiseau, des côtes espagnoles traduit l’importance qu’accordent les deux partenaires à ce projet. L’usine « géante » promet de devenir à terme, la « deuxième grande base industrielle de véhicules low cost, à vocation internationale » de Renault après celle de Pitesti en Roumanie qui est arrivée à saturation. A terme, 6.000 salariés feront marcher la nouvelle usine qui a déjà démarré avec 2500 employés, alors que les emplois indirects chez les fournisseurs pourraient se monter à 30.000 personnes. Sept ans après le lancement de son premier modèle à bas prix, la Logan, le constructeur automobile français a étoffé cette gamme avec la berline Sandero, le 4×4 Duster et s’apprête à sortir de son usine tangéroise, un monospace de 5 à 7 places, le Lodgy, un utilitaire et un autre véhicule encore tenu secret. Renault a fait de cette gamme « Entry » son fer de lance pour sa conquête du marché à l’international. Ce grand projet représente pour le royaume chérifien, une valeur ajoutée inestimable car, elle le positionne désormais sur la carte mondiale de l’automobile. En sus, sur le plan financier, la balance commerciale du Maroc actuellement déficitaire sera renflouée par quelque 3,5 milliards d’euros supplémentaires grâce aux exportations de l’usine de Tanger. Sans parler de l’implantation d’une dizaine d’équipementiers de renommée internationale et de nombreux sous-traitants marocains, générateurs de plus-value et pourvoyeurs d’emploi pour le marché national de la main d’œuvre. Pour s’installer au Maroc, le groupe Renault a reçu comme cadeau un terrain gratuit, une exonération de l’IS pour cinq ans, pas de taxe d’exportation et la promesse de formalités douanières accélérées. Le constructeur français profite aussi des salaires marocains, un salaire mensuel marocain moyen de 250 euros contre 450 euros en Roumanie et 20 euros en France. Le Maroc aura ainsi franchi un grand pas vers le club restreint des industriels du monde, car Renault n’est pas le seul industriel à s’installer dans le Royaume. Bombardier, Sumitomo, TMicroelectronics, EADS ou Coca-Cola se sont laissés séduire par un Maroc qui entend se spécialiser dans les grands +métiers mondiaux+, automobile, aéronautique, électronique, etc.

 

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