Initiative "5+5 défense" : Nouakchott cède le relai au Maroc

La présidence tournante de l’initiative « 5+5 défense » confiée au Maroc pour l’exercice 2012. Le terrorisme, les derniers enlèvements d’otages européens et la prolifération des armes dans la région du Sahel ont été les thèmes dominants lors des débats de la 7ème réunion des ministres de la défense des pays membres de l’initiative « 5+5 défense ». A la séance de clôture de cette session qui a pris fin dimanche soir à Nouakchott, les ministres de la Défense de dix pays d’Europe du sud et d’Afrique du Nord, se sont entendus sur la création d’un « état-major non-permanent pour des interventions en cas de crises ». Selon le ministre français de la défense, Gérard Longuet, il s’agit d’une proposition française qui a été adoptée mais exigera davantage d’études et d’évaluations. Les militaires des dix pays membres (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal en plus des cinq pays maghrébins), a-t-il expliqué, «doivent se connaître, se comprendre et rester prêts à se mobiliser immédiatement en cas de catastrophes ou de crises humanitaires.

La 7ème session de l’initiative « 5+5 défense », s’est focalisée sur les moyens de lutte contre le terrorisme et l’émigration clandestine, le trafic d’armes et de drogue et les défis engendrés par la prolifération des armes dans la région du Sahel en provenance de la Libye.
Après évaluation du précédent plan d’action 2011 réalisé  sous la présidence tournante de la Mauritanie, il a été procédé à l’adoption du nouveau plan d’action pour 2012. Celui-ci prévoit « des actions de formation, d’échanges, ainsi que des exercices et des entraînements en commun ».
Cette réunion intervient au lendemain de la revendication par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de l’enlèvement de cinq otages européens les 24 et 25 novembre à Hombori et Tombouctou, dans le nord du Mali.
De son côté, un groupe dissident d’Aqmi composé majoritairement de Sahraouis issus des rangs du Polisario, et baptisé « Mouvement unité pour le Jihad en Afrique de l’Ouest », a revendiqué quant à lui, l’enlèvement le 23 octobre à Tindouf, de trois coopérants de nationalité espagnole et italienne.

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