Damas : l’isolement

La pression internationale contre Damas s’intensifie et le régime syrien devient de plus en plus isolé, y compris dans son voisinage immédiat. Après des mois de répression des manifestations faisant des milliers de morts, le président Bachar Al Assad subit désormais les sanctions économiques de ses plus proches voisins.

Aux sanctions des Etats-Unis et de l’Union européenne sont venues s’ajouter celles des pays de la Ligue arabe, à l’exception de l’Irak. La Liban qui avait émis des réserves, a finalement décidé de se rallier à la Ligue à partir de ce mercredi. Le ministre libanais de l’économie Nicolas Nahas a expliqué que les sanctions arabes ne s’appliquant qu’au secteur public syrien, les banques libanaises ne traiteront qu’avec le privé. La Turquie, le grand voisin du Nord de la Syrie a décidé, elle aussi, de se joindre aux sanctions, menaçant Damas d’interrompre tout contact tant que les massacres des manifestants n’auront pas cessé et un gouvernement légitime mis en place. Le régime syrien ne compte plus que sur Moscou pour éviter une condamnation au Conseil de sécurité de l’ONU.

 

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