Kadhafi prépare-t-il son asile dans un pays africain ?

Tout semble indiquer que le guide libyen déchu, le colonel Mouammar Kadhafi est en train de préparer sa retraite dans un pays africain ami prêt à lui accorder ainsi qu’à sa famille un asile paisible après 42 ans de pouvoir. Les autorités du Burkina Faso qui ont reconnu le CNT, auraient offert d’accueillir, il y a deux semaines, le colonel libyen et sa famille. Les dernières nouvelles en provenance de Libye, révèlent que Kadhafi après avoir vidé les caisses de l’Etat et de la banque centrale à Tripoli et au tout début de la révolte à Benghazi, a fait de même à la filiale de la banque centrale à Syrte pour tout convoyer d’abord, à bord de six limousines ayant filé droit sur l’Algérie, et hier lundi à bord de véhicules militaires bien escortés qui ont pris la route du désert vers Niamey au Niger.

En effet, un convoi de 200 à 250 véhicules militaires libyens, escortés par l’armée nigérienne a été signalé à son entrée en territoire nigérien. Le convoi qui est probablement passé par l’Algérie avant d’entrer au Niger, est arrivé dans la soirée près d’Agadez, dans le nord du Niger et devrait poursuivre sa route en direction de Niamey, capitale du Niger. Des témoins oculaires nigériens signalent le passage dimanche dernier à Agadez, d’un premier convoi, à bord duquel voyageaient une dizaine d’hommes proches de Mouammar Kadhafi, dont Mansour Dhao, chef des brigades sécuritaires et le général Ali Khana, commandant des forces Sud de l’armée libyenne. Ils étaient accompagnés par Agaly Alambo, figure de proue des rebelles Touaregs. Les hommes de Kadhafi qui auraient déjà rejoint Niamey à bord du premier convoi, ont pour mission de finaliser avec les dernières formalités d’accueil de Kadhafi et de sa famille, avec les autorités du Burkina Faso qui partage une frontière avec le Niger. La grande question qui intrigue les observateurs est de savoir comment de tels convois ont franchi le désert libyen sans être aperçus par les forces de l’OTAN ? A moins que ces dernières n’aient fermé les yeux pour faciliter la tâche aux insurgés qui hésitent toujours à lancer leurs attaques contre les derniers bastions des forces loyalistes au régime de Kadhafi concentrées notamment à Bani Walid, une petite ville située à 150 km au sud de Tripoli. Sur le front, des membres du Conseil national de transition à Tripoli, ont fait état selon des informations qui restent à vérifier, que Saïf Al Islam aurait fui dès samedi, la ville de Bani Walid. Il aurait emprunté la route du désert libyen en direction de la frontière algérienne et nigérienne plus au sud. Pour le moment, le colonel Kadhafi reste introuvable. Il n’a plus refait surface en public depuis la prise de Tripoli par les forces du CNT, il y a deux semaines, et les combattants du CNT s’impatientaient aux portes de Bani Walid. Les nouvelles autorités craignent qu’en cas d’offensive, des civils soient utilisés comme « boucliers humains » par les troupes de Kadhafi. Aux toutes dernières nouvelles, selon une info laconique de la chaîne al Jazeera, le CNT serait parvenu à un accord pour entrer à Bani Walid en évitant les combats.

 

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