Les USA enquêtent sur un soutien algérien au régime de Kadhafi

Les Etats-Unis ont ouvert une enquête au sujet d’un navire battant pavillon libyen, qui aurait mouillé le 19 juillet courant au port algérien de Djendjen, d’où sa cargaison d’armes fut acheminée vers la Libye. Les armes ont été convoyées par des relais de l’armée algérienne à travers le sud-est du Sahara algérien, jusqu’en Libye, où elles ont été remises à des hommes du colonel Kadhafi. Un responsable du Département d’Etat américain, qui a dévoilé les dessous de cette opération qu’il a vigoureusement condamnée, a accusé l’Algérie d’avoir violé les dispositions de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité. « Nous sommes au courant de rapports indiquant qu’un navire transportant des armes destinées au régime de Kadhafi a été autorisé récemment à mouiller (dans un port) en Algérie, et que ces armes sont actuellement en train d’être acheminées par voie terrestre vers la Libye voisine », a précisé le responsable du Département d’Etat.

Les Etats-Unis sont en train de vérifier ces informations, et qui, «si elles s’avèrent justes, constitueraient une violation des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies », a encore affirmé le responsable américain. Les occidentaux soupçonnaient déjà l’existence d’une telle collaboration entre les régimes algérien et libyen, mais en l’absence de preuves matérielles tangibles et afin de préserver leurs intérêts stratégiques et économiques avec l’Algérie, ils se sont, jusqu’à présent, abstenus de faire porter le chapeau au pouvoir algérien. Mais, cette fois-ci, avec tous les satellites qui balayent en ces temps chauds, toutes la région du Maghreb, le passage d’un navire battant pavillon libyen et bourré d’armes, ne pouvait passer inaperçu. Déjà beaucoup d’informations ont circulé sur l’envoi avec la complicité du DRS (services de renseignement militaires algériens) d’armes et de mercenaires du Polisario et d’Aqmi en Libye, en guise de soutien aux forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi, mais personne n’osait y croire. Pour l’instant, l’Algérie a catégoriquement démenti de telles informations par la voix de son département des affaires étrangère. Mais les occidentaux qui participent aux forces de frappes de l’Otan, sont convaincus que sans une aide massive étrangère en hommes, en argent, en armements et en munition, Kadhafi et ses troupes n’auraient pas pu tenir plus dix jours avec les bombardements aériens de l’Otan et les offensives militaires menées au sol par la rébellion.

 

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