Sommet de l’ONU sur les PMA : beaucoup de promesses et peu de concret

Les argentiers de la planète tournent enfin le regard vers les populations les plus démunies dans 48 pays au revenu annuel par habitant ne dépassant pas le seuil de 745 dollars. Les enjeux de la pauvreté, de la sécurité alimentaire et énergétique ou encore du changement climatique seront au menu des débats de la Quatrième conférence des Nations Unies sur les PMA (Pays les moins développés).

Le sommet qui se tiendra du 9 au 13 mai à Istanbul (Turquie) sous l’égide de l’ONU, verra la participation entre 6 et 10.000 dirigeants, élus, entrepreneurs et universitaires. Les participants tenteront de trouver des solutions aux problèmes auxquels sont confrontés, les pays les moins développés. Pour donner plus de vitalité à ce sommet de l’Onu sur les PMA qui se tient une fois tous les dix ans depuis 1981, sont attendus dans la capitale turque, près de 60 chefs d’Etat ou de gouvernement, une centaine de ministres et des représentants des principales organisations internationales (ONU, FMI, Banque mondiale…). Puisqu’il sera question de mettre la main dans la poche, les organisateurs s’attendent aussi à accueillir le président de la Commission européenne Manuel Barroso et le chef d’état français, Nicolas Sarkozy qui fera le déplacement à Istanbul sous sa casquette de président du G20. Dans l’autre clan, le sommet qui sera présidé par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, verra la participation de trente-trois pays africains, 14 pays de la zone Asie-Pacifique et Haïti. Ces 48 pays appartiennent tous au groupe des PMA, défini en 1971 par l’Onu comme le « maillon le plus faible et le plus pauvre de la communauté internationale ». Les dirigeants des pays demandeurs d’aide au développement sont totalement convaincus que les promesses d’aide seront nombreuses et alléchantes comme lors des précédents sommets. Mais, comme par la passé, ils ne sont pas aussi sûrs que les pays nantis tiennent toutes leurs paroles.

 

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