Hillary Clinton au Caire et à Tunis pour corriger le tir

La diplomatie américaine part à la réconciliation avec les peuples arabes longtemps délaissées entre les mains de leurs régimes autocratiques. Pour tenter de redorer l’image de son pays dans la région, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton effectue actuellement une tournée officielle en Égypte et en Tunisie.

Sa mission est d’apporter, comme elle l’a confié avant son départ de Washington, à des membres du Congrès américain, un soutien ferme de l’Amérique à ces pays, et de leur exprimer sa volonté d’être « partenaire » de la transition en cours.
Hillary s’est rendue mercredi sur la place Tahrir du Caire, épicentre des manifestations qui ont précipité la chute du régime de Hosni Moubarak, ancien allié stratégique des USA dans le Proche-Orient.
Arrivée mardi au Caire, la chef de la diplomatie américaine qui s’est entretenue avec le Numéro « Un » égyptien, le chef du Conseil suprême des forces armées, Hussein Tantawi et le Premier ministre, Essam Charaf, a espéré devant les journalistes que les autorités provisoire parviennent à mettre rapidement en œuvre des réformes et de consolider les acquis de la révolution.
Pour Washington «c’est un enjeu énorme» de faire en sorte que ces deux pays, l’Egypte et la Tunisie, « soient les modèles du type de démocratie que nous souhaitons voir », a encore affirmé la semaine dernière Hillary Clinton.
A Tunis, où elle est attendue pour une visite similaire, une centaine de manifestants tunisiens se sont rassemblés la veille, près du ministère de l’Intérieur, pour exprimer leur réprobation au sujet de cette visite.
« Clinton dégage », « non à la présence américaine en Tunisie », scandaient les manifestants qui brandissaient des banderoles anti-américaines.
Les manifestants entendaient protester contre le long silence observé par les gouvernements occidentaux et à leur tête l’exécutif américain à l’égard du régime autocratique de Ben Ali et des autres dictatures arabes.
Il s’agit de la première visite officielle dans la région, d’un haut responsable de la Maison Blanche, depuis le début des révoltes arabes et la chute des régimes Moubarak et Ben Ali.
Si au Caire Hillary a été amicalement accueillie à Place Tahrir, nombre d’Egyptiens notamment dans les rangs de l’opposition, reprochent aux Etats-Unis leur soutien inconditionnel durant les 30 dernières années au régime autocratique de Hosni Moubarak, leur allié régional notamment en ce qui concerne la sécurité d’Israël. L’équipe Obama tente ainsi de corriger le tir, en promettant aux futures démocraties arabes aides et soutien.

 

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