Après Ben Ali et Moubarak, l’étau se resserre sur la fortune du clan Khadafi

L’étau se resserre de jour en jour sur la fortune et les avoirs du clan Kadhafi qui se comptent par des milliards de dollars, en Europe comme aux Etats-Unis. Vendredi matin, Vienne a annoncé le gel des avoirs de Mustafa Zarti en Autriche, un des hommes de confiance du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Zarti qui a fui la Libye le 21 février pour se réfugier à Vienne, occupait le poste de vice-président du fonds souverain d’Etat libyen (Libyan Investment Authority, LIA).

Il a été entendu la veille par la police antiterroriste autrichienne sur la base des résultats d’une enquête ouverte le 2 mars par la Banque centrale autrichienne (OeNB). C’est donc, un gros poisson qui vient d’être neutralisé puisqu’il est aussi un des responsables de la Compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC) et du groupe pétrolier international Tamoil. Zarti est en outre, vice-président de la First Energy Bank à Bahreïn et responsable de la pêche au thon au large des côtes libyennes. La OeNB a non seulement gelé les avoirs libyens connus en Autriche, mais elle a interdit toute transaction financière en relation avec les avoirs que détenait Mustafa Zarti, même si ce dernier ne figurait pas sur la liste des 25 proches de Mouammar Kadhafi faisant l’objet de sanctions décidées le 28 février par l’Union européenne. Le gel a été décidé par les autorités de Vienne pour empêcher Zarti de transférer ailleurs ces avoirs ou de les mettre à la disposition des hommes forts du régime libyen. Le montant de ces avoirs s’élèverait, selon le quotidien autrichien Die Presse, à près de 30 milliards de dollars (22 milliards d’euros), pour l’essentiel dissimulés dans des fondations. La Banque centrale autrichienne a estimé ces avoirs à 1,2 milliard d’euros, à la lumière d’une première vérification opérée au lendemain des sanctions de l’UE à l’encontre du clan Kadhafi et ses proches. Zarti titulaire d’un passeport autrichien, gérait pour le compte de Kadhafi en Autriche, un bon nombre d’investissements, crée des fondations, achète de l’immobilier. Le Libyan Investment Authority constitue aux côtés de la Banque centrale libyenne l’un des principaux actionnaires de la grande banque italienne UniCredit. Par ailleurs, UniCredit et son importante filiale autrichienne, Bank Austria, sont sans nouvelles depuis le début du soulèvement populaire en Libye, de leur vice-président, le gouverneur de la Banque centrale libyenne, Farhat Omar Bengdara qui n’a pu être joint par le président d’UniCredit, l’Allemand Dieter Rampl.

 

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