Le maire de Paris demande l’annulation d’une manif anti-islam du FN

A l’approche des échéances présidentielles de 2012 en France, les formations d’extrême droite tentent de faire feu de tout bois. Le mouvement d’extrême droite « Bloc Identitaire » compte organiser samedi prochain à Paris «Assises contre l’islamisation de l’Europe», une semaine après les déclarations provocatrices de la nouvelle présidente du Front National (FN), Marine Le Pen.

Celle-ci avait comparé, vendredi dernier, les «prières de rue» de Musulmans dans certains quartiers à l’Occupation allemande. Réagissant aux mauvaises intentions du Bloc Identitaire, le maire de Paris, Bertrand Delanoë a tout simplement demandé au préfet de police, Michel Gaudin, d’entreprendre les démarches nécessaires pour l’annulation des Assises de l’extrême droite. Pareille rencontre, a prévenu Delanoë, «ne peut qu’engendrer haine, xénophobie et trouble à l’ordre public». Une contre-manifestation est prévue le même jour par des partis de gauche et des associations pour protester contre la tenue des assises du mouvement populiste prévues au XIIe arrondissement. Les partis de gauche (PCF, NPA, PRG, EE-Les Verts et PG) accusent l’extrême droite de vouloir véhiculer à travers ces assises, des idées «porteuses d’un discours haineux et potentiellement violent contre une partie de nos concitoyens, sous le prétexte de leurs convictions religieuses». L’objet de ces assises, estiment-ils n’a strictement rien à voir avec la laïcité. Le même son de cloche chez les dirigeants et militants de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), Attac, RESF, le syndicat SUD-Rail et SOS Racisme qui ont annoncé leur participation au «rassemblement symbolique et pacifique» des partis de gauche, à partir de 11 heures, à proximité de l’espace Charenton (XIIe). Le Bloc Identitaire comme l’a rappelé le maire de Paris, «multiplie depuis des années les provocations. La demande d’interdiction du «congrès raciste» faite par Delanoë est appuyée par le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap). Ce dernier a mis en garde contre «des troubles à l’ordre public, des agressions et des débordements» que la rencontre peut engendrer. En réaction aux propos incendiaires de Marine Le Pen, le chef du gouvernement, François Fillon a soutenu mardi soir, devant les parlementaires de la majorité, que l’extrême droite « ne mérite pas de complaisance. Son projet, a-t-il soutenu, est dangereux et inconsistant sur le plan économique et social.

 

 

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