Le président de l'université de Toulon révoqué pour corruption

L’ex-président de l’université de Toulon, Laroussi Oueslati, supposé être derrière un trafic de faux diplômes au bénéfice d’étudiants chinois, était toujours en garde à vue, mardi 28 septembre au matin, dans les locaux de la police judiciaire varoise.

Suspendu de ses fonctions de président de cette université le 19 octobre 2009, il a été placé en garde à vue sur commission rogatoire du juge d’instruction marseillais, Franck Landou. Dans le volet judiciaire de l’affaire, deux étudiants chinois de l’IAE ont été écroués pour tentative de corruption. Le 21 mai dernier, Oueslati, un Tunisien naturalisé français, avait été révoqué de la fonction publique et frappé d’interdiction définitive d’exercer dans un établissement public ou privé. Un rapport d’enquête administrative sur cette affaire avait conclu en septembre 2009 à de « graves irrégularités » dans « l’application des textes réglementaires régissant la procédure d’admission des étudiants étrangers et de validation de leurs études à l’université du Sud – Toulon-Var ». Dans les milieux estudiantins marseillais, tout le monde en parle et chacun ne ménage pas ses commentaires sur la chute du président.

 

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