Sahara Occidental : le Polisario arrête un haut cadre opposé à sa politique

Sahara Occidental : le Polisario arrête un haut cadre opposé à sa politique Le bras de fer entre la direction du front Polisario et son chef de la police, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, a pris une nouvelle tournure avec l’arrestation de ce dernier.

Le motif est léger. Mustapha Salma est accusé d’être un « traître » pour avoir publiquement apporté son soutien au plan marocain d’autonomie au Sahara Occidental. Une accusation qui lui vaut également d’être interdit d’accès aux rudimentaires camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, installés en Algérie, principal soutien du Polisario. En dépit des menaces, Mustapha Salma qui s’était rendu dans sa ville natale de Smara, dans le sud du Maroc, pour revoir son père après 31 ans d’exil à Tindouf, a insisté pour regagner les campements du Polisario en Algérie. Il a été aussitôt arrêté après son arrivée, et conduit dans un endroit tenu secret en Algérie. Son arrestation a déclenché une vague de protestations des ONG et associations de défense des droits humains. Tous ont dénoncé une arrestation arbitraire et une violation des conventions internationales garantissant la liberté d’expression et de déplacement. Les appels se multiplient à l’adresse de la communauté internationale pour libérer immédiatement Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, dont le tort est d’avoir usé de son droit à la libre expression. Les associations soutenant Mustapha Salma ont ainsi adressé des lettres au secrétaire général des Nations Unies, au Conseil de sécurité, au HCR et à d’autres instances internationales, leur demandant de faire pression sur l’Algérie et le Polisario pour garantir la sécurité physique de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud.
De surcroît, les sympathisants du chef de la police du Polisario voient dans l’arrestation de ce dernier, un moyen d’exacerber le climat de terreur qui règne dans les camps de Tindouf pour étouffer les voix des sahraouis partageant les convictions de Mustapha Salma sur le projet d’autonomie au Sahara. Une situation qui pousse les associations à demander également au HCR d’intervenir dans les camps de réfugiés pour garantir la sécurité des opposants à la ligne défendue par le Polisario et l’Algérie.

 

 

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