Fermeture en série pour les entreprises espagnoles

La crise économique internationale continue à balayer tout ce qui se trouve sur son chemin notamment dans les pays aux économies fragiles. En Espagne, où tous les indicateurs sont au rouge, plus de 110.000 entreprises n’ayant pas pu résister au poids de la crise, ont fini par déposer les clés durant les deux dernières années. Ces fermetures, comme dans un cercle vicieux, n’ont fait qu’aggraver l’état de santé de l’économie nationale et renforcé les rangs des chômeurs, dont le taux risque d’aller au-delà des 20 % actuelle de la population active.

En termes de pourcentage, les 110.058 sociétés qui ont fermé leurs portes entre janvier 2008 et juillet 2010, représentaient 6,11 pc de l’ensemble des sociétés affiliées au régime de la sécurité sociale.
Selon des données statistiques du ministère espagnol du Travail, le nombre d’entreprises affiliées à la sécurité sociale était de l’ordre de 1,69 million en juillet dernier, contre 1,8 million en janvier 2008, soit une baisse de 110.058 sociétés.
Les sociétés employant entre 6 et 50 travailleurs ont été les plus touchées par la crise économique. Parmi cette catégorie, le ministère parle de  quelque 47.835 entreprises qui auraient déjà déposé le bilan.
Frappée de plein fouet par la crise et l’éclatement de sa bulle immobilière, l’Espagne est entrée en récession fin 2008. Le timide retour à la croissance annoncé lors du deuxième trimestre 2010, s’est opéré à coup de gros sacrifices consenti par divers intervenants dans l’économie nationale. Après avoir annoncé le gel de tous les grands chantiers dans une vaine tentative de redressement des finances publiques, le gouvernement Zapatero, a vite fait machine arrière. Pour ne pas aggraver davantage la situation, il vient d’annoncer le maintien de certains grands travaux du secteur du bâtiment à concurrence de 500 millions d’euros. Ceux qui souffrent le plus de cette situation ce sont les travailleurs immigrés (Marocains en particuliers), très présents dans la construction mais qui ne bénéficient pas d’une bonne couverture sociale.

 

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