Aéronautique : Airbus-Boeing, que la bataille continue

Aéronautique : Airbus-Boeing, que la bataille continue

C’est une bataille sans merci que les deux grands avionneurs de la planète, Airbus et Boeing se livrent depuis déjà un long bout de temps. Le volet commercial de cette bataille a atteint son point culminent à la suite du retrait forcé d’Airbus de l’appel d’offres américain portant sur la livraison d’avions ravitailleurs au Pentagone. Ce retrait avait déclenché les foudres de Paris qui accuse son rival de toujours, Washington de fausser la concurrence internationale en privilégiant Boeing.

Le méga-contrat avait pourtant été attribué une première fois à Boeing en 2003, puis une deuxième fois à Airbus et Northrop Grumman en 2008 et à chaque fois il a été annulé.Pour le Premier ministre François Fillon, les règles du jeu ont été faussées par les Américains car EADS a été «obligé de quitter la compétition». Aussi, a-t-il qualifié l’attitude des américains, de manquement grave aux règles d’une concurrence loyale. Mais Boeing ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, même s’il ne le dit pas vertement, c’est une intrusion d’Airbus dans sa chasse gardée. Les accusations ne s’arrêtent pas là.
Le duel Airbus-Boeing s’articule autour de plusieurs dossiers. En 2004, doublé par Airbus, Boeing dénonce les avances remboursables versées par la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne représentant jusqu’au tiers d’un programme. Les Etats-Unis saisissent alors l’Organe de Règlement des Différends de l’OMC.
L’Europe réplique en contestant les subventions reçues par Boeing via le Pentagone ou la Nasa. Le 30 juin, l’OMC a rendu son jugement en faveur des USA. 20 jours après, l’Union européenne a sorti ses armes et annoncé mercredi 21 juillet, qu’elle faisait appel. Cet appel confirmé par l’OMC, porte sur plusieurs points du récent jugement condamnant les aides à Airbus, dénoncées par les Etats-Unis. Et comme si leurs peines ne leur suffisaient pas, les deux avionneurs viennent de se livrer un nouvel épisode de leur vieille bataille d’annonces de commandes.
C’était au salon aéronautique de Farnborough, qui s’est ouvert lundi 19 juillet. Boeing a tiré le premier avec une trentaine de B 777 vendus à la compagnie Emirates, pour environ 7 milliards de dollars. Quelques instants après, Airbus répliquait avec l’annonce d’une commande la société américaine de leasing, Air Lease corporation portant sur cinquantaine d’A 320, (3,5 milliards de dollars). Et la bataille continue…

 

 

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