Sahel : Le Tchad déploie 1.200 soldats dans la région des «trois frontières»

Sahel : Le Tchad déploie 1.200 soldats dans la région des «trois frontières»

Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé lundi soir, l’envoi de 1.200 soldats dans la zone dite des «trois frontières», entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pour combattre les groupes djihadistes qui sillonnent la région. 

Cette décision est prise à l’occasion de la tenue à N’Djamena du sommet  France-G5 Sahel, dont les travaux s’achèvent ce mardi. 

Selon la télévision d’Etat tchadienne, les ministres de la défense du G5 Sahel (Tchad, Niger, Mauritanie, Niger, Burkina Faso) se sont rendus hier lundi à Nguigmi, au Niger, près de la frontière avec le Tchad, où sont actuellement stationnés les soldats tchadiens qui seront ensuite déployés dans la région des «trois frontières». 

L’annonce de l’envoi d’un contingent tchadien avait déjà été faite à plusieurs reprises, sans jamais avoir été suivie d’effet pour plusieurs raisons notamment financières et à cause du désaccord constant entre N’Djamena et ses partenaires sur les modalités de ce déploiement. 

Selon plusieurs sources diplomatiques concordantes au Sahel, le président tchadien réclamait qu’une partie des primes des soldats déployés soit prise en charge par les partenaires, alors que Paris a assuré que les sujets de discorde ont été résolus quelques jours avant le sommet de N’Djamena.

La France, partenaire du G5 Sahel, compte 5.100 soldats dans la région, mais souhaite à présent, réduire ses effectifs miliaires dans la région, assurant que son armée a sérieusement affaibli l’organisation Etat islamique (EI) et tué plusieurs chefs d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), avec un nombre d’attaques de camps militaires en baisse en 2020. L’armée française compte alors passer le relais aux armées nationales formées avec le concours de l’Union européenne. 

Plus de huit ans après ses débuts dans le nord du Mali, la crise sécuritaire s’est étendue à la sous-région et persiste. Et au-delà des actions militaires, les pays de la région et la France sont de plus en plus d’accord sur l’opportunité de s’engager sur le front politique, mais aussi socio-économique, pour pacifier la région. 

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