France : Le Conseil scientifique annonce d’autres vagues de Covid-19 à venir

France : Le Conseil scientifique annonce d’autres vagues de Covid-19 à venir

Dans une note actualisée le 28 octobre 2020, le Conseil scientifique, chargé de conseiller le gouvernement français, estime que la durée de la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 que connaît actuellement l’Europe pourrait se prolonger jusqu’au début de l’année 2021 et que plusieurs autres vagues pourraient se succéder entre la fin de l’hiver et le printemps 2021. 

Les pronostics sur l’arrivée et la durée de la deuxième vague du coronavirus, sont à prendre avec des pincettes car cette dernière dépend du virus lui-même, de la météo ainsi que du degré de respect par les citoyens des mesures prises pour limiter la circulation du virus. 

D’après le Conseil scientifique, cette deuxième vague devrait se traduire par une circulation du virus à un niveau contrôlé de 5.000 à 8.000 contaminations maximum par jour. 

Le Conseil estime également que l’immunité de la population va mettre de nombreux mois à monter de façon significative et ralentir la circulation rapide du virus parmi la population. 

De plus, la durée de l’immunité protectrice des personnes atteintes n’est pas à ce jour connue avec exactitude et les premiers vaccins et autres types de traitements pourraient ne pas intervenir avant le deuxième trimestre 2021. 

Pour gérer les différentes vagues qui pourraient survenir, le Conseil préconise une « stratégie de type on/off » qui consiste en une alternance de périodes de restrictions pour limiter la circulation du virus et de périodes de relâchement. 

Il propose aussi une politique de « suppression de la circulation virale » comme l’ont fait « plusieurs pays d’Asie, le Danemark, la Finlande et l’Allemagne » pour «maintenir le virus à un taux inférieur» au seuil de 5.000 contaminations par jour. 

Cette dernière stratégie implique des mesures fortes et précoces à chaque reprise épidémique et serait la meilleure garante du maintien de l’activité économique, estime le Conseil scientifique. 

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