Royaume-Uni : La Chambre des communes approuve le projet de loi de Boris Johnson sur le Brexit

Royaume-Uni : La Chambre des communes approuve le projet de loi de Boris Johnson sur le Brexit

Le projet de loi de Boris Johnson, aux dispositions controversées concernant l’Irlande du Nord, a été approuvé hier lundi par 340 votes pour et 263 contre, au terme d’une journée où la Chambre des communes a renoué avec les débats enflammés autour du Brexit, entré officiellement en vigueur le 31 janvier. 

Ce texte de loi doit permettre au gouvernement britannique de revenir, en violation du droit international, sur certains engagements pris dans le cadre de l’accord du Brexit conclu avec l’Union Européenne (UE). 

Venu en personne défendre son projet de loi devant les députés, Boris Johnson a jugé le texte «essentiel pour maintenir l’intégrité politique et économique du Royaume-Uni ». 

Il a accusé l’Union européenne d’utiliser les dispositions destinées à garantir la paix en Irlande du Nord comme un « levier » dans les négociations en cours et de tenter de créer «une frontière douanière dans notre pays». 

Si cette première victoire pouvait être considérée comme acquise au regard de la large majorité dont dispose Boris Johnson à la Chambre des Communes, et malgré la fronde d’une partie du camp conservateur, la suite du cheminement parlementaire de ce projet s’annonce plus incertain, avec notamment l’examen au début de la semaine prochaine, d’un amendement qui imposerait un verrou parlementaire avant tout changement relatif à l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE. 

Il faudra aussi l’accord des Lords, qui composent la chambre haute du Parlement britannique et qui disent craindre un coup porté à la crédibilité du Royaume-Uni sur la scène internationale. De plus, la fronde n’a cessé de monter ces derniers jours au sein de la majorité conservatrice, les rebelles étant rejoints lundi par l’ancien ministre des Finances, Sajid Javid, qui a démissionné du gouvernement de Johnson en février dernier. 

Les Européens ont donné à Londres jusqu’à la fin du mois de septembre pour retirer les dispositions controversées, au risque d’une action en justice.

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