France : l’Assemblée nationale rejette deux motions de censure pour bloquer la réforme des retraites

France : l’Assemblée nationale rejette deux motions de censure pour bloquer la réforme des retraites

Ces motions avaient été déposées après l’annonce du Premier ministre Edouard Philippe de recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer la réforme des retraites. Elles avaient été déposées, l’une par la droite et l’autre par la gauche. La motion de droite a recueilli 148 voix et celle de gauche 91 voix, toutes deux loin de la majorité absolue de 289 suffrages nécessaires pour faire tomber le gouvernement. 

La motion de la droite n’a été soutenue que par Les Républicains (LR) et les « Insoumis » (LFI) et celle de gauche par les élus de gauche. Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen a aussi soutenu la motion de gauche, mais pas celle de droite, pour marquer son opposition au report à 65 ans de l’âge de départ à la retraite. Le rejet de ces motions ne faisait aucun doute ne pouvant rassembler la majorité de 289 voix requises pour faire chuter le gouvernement. 

A l’issue de ces votes, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, du groupe LRM (La République en Marche), a annoncé que le projet de loi instituant un système universel de retraites était considéré comme adopté. Le texte va maintenant partir au Sénat, à majorité de droite et où le 49.3 ne peut être utilisé, qui doit l’examiner en avril, en vue d’une adoption définitive d’ici à l’été. 

Après treize jours d’un parcours hors norme à l’Assemblée nationale en première lecture pour cette réforme emblématique, le Premier ministre Edouard Philippe avait créé la surprise samedi dernier en annonçant activer l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote. 

Les opposants à la réforme, mobilisés depuis le 5 décembre 2019, ont manifesté à nouveau à Paris et en province contre ce « passage en force », dans des cortèges clairsemés. Selon le ministre de l’Intérieur, les défilés et autres rassemblements ont réuni 22 300 manifestants au total, dont 6 200 à Paris. De son côté, la CGT, l’intersyndicale opposée au système universel de retraite par points, a revendiqué « des dizaines de milliers de manifestants » dans toute la France, dont 20 000 rien que dans la capitale.

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