La Russie teste avec succès son Internet souverain

La Russie teste avec succès son Internet souverain

Le vice-ministre russe des Communications, Alexeï Sokolov a annoncé que le test des équipements devant permettre d’isoler l’Internet russe des serveurs mondiaux et garantir son fonctionnement même en cas de cyber-guerre mondiale, avait été effectué avec succès, rapportent les agences de presse russes.

Moscou a indiqué que les résultats des exercices ont montré que, de manière générale, les autorités et les opérateurs de télécommunications sont prêts à répondre efficacement aux risques et menaces éventuelles d’une cyber-attaque. 

Il s’agissait entre autres de tester, dans des zones spécialisées, les mécanismes de réaction à des « menaces » au fonctionnement stable et sécurisé de l’Internet en Russie. 

Selon le vice-ministre Alexeï Sokolov, plusieurs scénarios ont été testés, dont des cyber-attaques étrangères ou des tentatives d’intercepter le trafic, les SMS, la localisation ou les informations des abonnés cellulaires en Russie. 

L’Internet souverain russe consiste concrètement à réorganiser le trafic Internet de manière à réduire la quantité de données transmises via des opérateurs étrangers, le but étant notamment de permettre aux services de l’Etat et au réseau bancaire russe de fonctionner même en cas de guerre ou de cyber-attaques massives. 

Pour cela, les fournisseurs d’accès devront installer d’ici 2021, l’année des prochaines législatives en Russie, sur leurs réseaux une infrastructure spéciale fournie par les autorités mais dont la nature n’a pas été révélée. 

Elle permettra à Roskomnadzor, le gendarme russe des télécoms, d’effectuer au besoin une analyse de tout le trafic qui transite par les serveurs russes et de rediriger ce flux vers des sites ou des services spécifiques. 

Selon le Kremlin, la loi controversée entrée en vigueur début novembre sur l’Internet souverain est censée protéger le «segment russe» de l’Internet en cas de déconnexion des grands serveurs mondiaux situés en Europe et aux Etats-Unis. Mais certains craignent une utilisation de ces nouveaux services à des fins de censure. 

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