Le Pakistan en médiateur entre l’Iran et l’Arabie saoudite

Le Pakistan en médiateur entre l’Iran et l’Arabie saoudite

Le Premier ministre pakistanais, Imran lKhan qui effectuait ce dimanche une visite à Téhéran, a proposé aux dirigeants iraniens de faciliter un dialogue entre l’Iran et l’Arabie saoudite afin d’éviter l’éclatement d’un conflit qui pourrait déstabiliser l’ensemble de la région et augmenter la pauvreté dans tous les pays.

Au cours de cette visite de plusieurs heures à Téhéran, Imran Khan a indiqué lors d’un point de presse, à l’issue de son entrevue avec le président iranien, Hassan Rohani, qu’il comptait se rendre «en Arabie saoudite mardi» pour enchaîner sa mission de bons offices.

Le Premier ministre pakistanais a également rencontré le guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei, qui a déclaré que l’Iran n’avait aucune intention de déclencher une guerre mais que tout pays qui attaquera l’Iran «le regrettera assurément».

Le Premier ministre pakistanais s’est posé comme un facilitateur, pas un médiateur et son pays est bien placé pour jouer ce rôle, puisqu’il entretient de solides relations diplomatiques et militaires avec l’Arabie saoudite, où vivent 2,5 millions de Pakistanais. Islamabad représente également les intérêts consulaires de l’Iran aux Etats-Unis, ces deux pays n’entretenant aucune relation diplomatique.

De son côté, l’Iran se dit ouvert à négocier avec ses voisins pour lever tout malentendu, mais n’envisage aucun dialogue avec les Etats-Unis tant que les sanctions économiques américaines contre la République islamique, rétablies depuis août 2018 ne seront pas levées.

Téhéran et Ryad ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016. Et la tension est au plus haut dans la région du Golfe, après qu’un tanker iranien, le Sabiti,  ait été touché vendredi en mer Rouge selon l’Iran par des frappes de missiles, à une centaine de kilomètres d’un port saoudien.

Cet incident est le dernier d’une longue série d’autres incidents similaires dans la région, dont les attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, les saisies de pétroliers dans le Golfe et la destruction d’un drone américain par Téhéran.

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