Le gouvernement français compte réduire la pression fiscale sur les entreprises

Le gouvernement français compte réduire la pression fiscale sur les entreprises

Le gouvernement français a prévu de réduire de 1 milliard d’euros la pression fiscale sur les entreprises dans son projet de loi de finances 2020, une promesse qui implique des économies dans plusieurs secteurs, comme le bâtiment.

Alors que les ménages devraient bénéficier d’une baisse d’impôts supérieure à 9 milliards d’euros l’an prochain, les entreprises ne sont pas les oubliées du projet de loi de finances pour 2020.

Et pour financer ces baisses d’impôt, mais également les dépenses supplémentaires promises au printemps pour calmer le mouvement des gilets jaunes, le gouvernement français est appelé à faire des économies. C’est à cette fin que l’Etat a prévu de supprimer ou de revoir certaines niches fiscales des entreprises.

Ainsi, l’exonération partielle de taxe sur le gazole non routier sera supprimée progressivement sur trois ans pour le secteur du BTP et de la construction, mais pas pour l’agriculture et le transport ferroviaire. Cette mesure devrait rapporter à l’Etat un peu plus de 200 millions d’euros dès 2020.

Et la déduction forfaitaire spécifique, qui consiste en un abattement de charges patronales dans certains secteurs comme le BTP, l’aviation ou le nettoyage, sera, elle, réduite de 400 millions d’euros.

Le gouvernement attend également 1,3 milliard d’euros d’économies en année pleine de la modification du calcul du montant des aides au logement, qui est désormais déterminé par rapport aux revenus de l’année en cours du bénéficiaire et non des revenus enregistrés deux ans plus tôt.

Les suppressions de 2.593 postes prévues l’an prochain dans la fonction publique devraient rapporter au trésor public 75 à 100 millions d’euros.

Le gouvernement a fait de la baisse des charges pour les entreprises l’axe central de la première partie du quinquennat. L’impôt sur les sociétés devrait ainsi être progressivement réduit pour atteindre 25% en 2022 pour toutes les entreprises, avec une première étape à 28% l’an prochain.

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