Le nouveau Premier ministre britannique essuie son premier revers électoral

Le nouveau Premier ministre britannique essuie son premier revers électoral

Selon les résultats officiels d’une élection partielle annoncés ce vendredi, le Parti conservateur au pouvoir, dont Boris Johnson a pris la tête la semaine dernière, a perdu le siège de la circonscription de Brecon et Radnorshire, au Pays de Galles, dans l’ouest du Royaume-Uni, au profit d’une candidate pro-européenne.

Cette défaite ramène la majorité parlementaire du Parti conservateur à seulement une voix, compliquant sérieusement la stratégie de Boris Johnson pour le Brexit.

La candidate libérale-démocrate et pro-européenne Jane Dodds a vaincu le conservateur Chris Davies par 13.826 voix contre 12.401. Pourtant, la circonscription de Brecon et Radnorshire avait voté à 52% en faveur d’un divorce avec l’Union européenne lors du référendum sur le Brexit en 2016, dont Boris Johnson est l’un des grands artisans.

Cette élection partielle fait suite à la destitution du député conservateur Chris Davies, déclenchée par des électeurs comme le permet une procédure introduite en 2015 par l’ancien Premier ministre conservateur, David Cameron.

Les électeurs ont sanctionné Chris Davies, qui s’était représenté, à la suite de sa condamnation pour fausses déclarations de dépenses. Aussitôt élue, Jane Dodds a mis en garde contre un plan de Brexit «sans accord» qui frapperait économiquement les fermiers gallois.

Cette défaite fragilise le tout nouveau gouvernement britannique qui multiplie les préparatifs pour un Brexit sans accord. Car Boris Johnson, s’il veut renégocier l’accord de retrait conclu entre l’ancienne Première ministre Theresa May et Bruxelles, ce que l’Union européenne exclut, a affirmé qu’en cas d’échec, il ne demanderait pas de nouveau report du Brexit et que le Royaume-Uni quitterait le 31 octobre, l’Union européenne, avec ou sans accord.

Or la voie choisie par le nouveau Premier ministre est loin de faire l’unanimité, aussi bien parmi l’opposition que dans les rangs du Parti conservateur.

Le poids lourd Philip Hammond, ministre des Finances du précédent gouvernement conservateur, a déjà prévenu qu’il ferait tout pour bloquer un «no deal».

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