La Péninsule ibérique, porte d’entrée de Pékin pour amadouer le reste de l’Union européenne

La Péninsule ibérique, porte d’entrée de Pékin pour amadouer le reste de l’Union européenne

Le président chinois Xi Jinping a entamé mardi dernier une visite officielle à Madrid avant de se rendre au Portugal les 4 et 5 décembre prochains. En pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis et alors que d’autres pays membres de l’Union européenne tentent de limiter les investissements chinois, la Chine cherche à resserrer ses liens avec ces deux partenaires compréhensifs.

A Madrid, Xi Jinping a assuré hier mercredi que la Chine allait « faciliter l’accès au marché chinois » et « renforcer la protection de la propriété intellectuelle ». Cette déclaration est un message plus largement adressée aux pays membres de l’Union européenne.

Si l’Espagne et le Portugal sont plus accueillants, avec des investissements chinois plus importants en pourcentage par raport au PIB qu’en Angleterre et en Allemagne par exemple, la France, l’Allemagne et l’Italie réclament de longue date une législation européenne permettant de filtrer certaines opérations d’investissement. Elles s’inquiètent de voir des groupes étrangers, surtout chinois, s’offrir à moindre coût et de manière qu’elles jugent déloyale une expertise et des technologies en rachetant leurs entreprises.

La Chine se retrouve à se battre pour maintenir ses relations dans un contexte compliqué pour elle. Les Etats-Unis frappent déjà 250 milliaardss de dollars de produits chinois de taxes douanières et menacent également d’imposer les 267 milliards de dollars d’importations restantes si aucun accord n’est trouvé avec Pékin. Et en décembre, les Etats membres de l’Union européenne se prononceront sur un dispositif de contrôle des investissements étrangers, surtout chinois, pour protéger des secteurs clés comme l’énergie.

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