Le gouvernement italien approuve un projet de loi anti-migrants

Le gouvernement italien approuve un projet de loi anti-migrants

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini a fait approuver lundi, en Conseil des ministres, une série de mesures particulièrement contraignantes en matière de sécurité et de lutte contre l’immigration illégale.

Avant d’être totalement adopté, ce projet de loi doit être signé par le chef d’Etat italien et, par la suite, faire l’objet d’un vote au niveau des deux chambres du Parlement.

Pour ce qui est de l’immigration, ce texte prévoit, entre autres, l’abolition des autorisations de séjour accordées pour motifs humanitaires, lesquelles représentent un quart des demandes.

En lieu et place, le leader de La Ligue propose de délivrer des permis spéciaux pour récompenser un comportement méritoire, permettre un traitement médical ou accueillir des migrants ayant fui des catastrophes naturelles. Ainsi, l’entrée sur le territoire italien devrait être interdite pour toute autre raison.

Par ailleurs, le projet de loi supprime l’étude des demandes d’asile et prévoit l’expulsion immédiate des migrants coupables de certains délits sur le territoire italien, en l’occurrence un cambriolage, un vol, un viol, des actes de violences ou de mutilation d’organes génitaux et un outrage à agent de la force publique. A noter que le coupable sera expulsé dès sa première condamnation, sans attendre d’un éventuel appel.

En outre, le texte supprime les «Sprar» ou «centres de protection des demandeurs d’asile et des réfugiés» mis en place dans plus de 400 mairies.

L’annonce de la suppression de ces structures publiques, pourtant bien gérées et sécurisées, a provoqué l’indignation d’une partie de l’opinion italienne. Ces centres serviront dorénavant à accueillir les enfants mineurs non accompagnés et les réfugiés.

Il est également prévu, dans ce décret-loi, d’interner, durant trente jours dans des centres d’accueil, les demandeurs d’asile, qui, jusqu’à présent, sont libres de circuler après identification, et d’augmenter de 90 à 180 jours la durée de rétention, avant leur expulsion.

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