Syrie : Le spectre d’une catastrophe humanitaire à Idleb se rapproche

Syrie : Le spectre d’une catastrophe humanitaire à Idleb se rapproche

Alors que l’aviation russe et les forces loyalistes du régime de Bachar al-Assad ont entamé ce week-end le pilonnage de la région d’Idleb, ultime bastion des insurgés en Syrie, les Nations unies continuent à réitérer leurs craintes de ce qui pourrait être la «pire catastrophe humanitaire» du 21ème siècle si Damas et Moscou lançaient leur offensive contre la ville.
Des bombardements à l’artillerie du régime de Bachar al-Assad et des frappes aériennes de son allié russe ont ciblé ces derniers jours la ville d’Idleb ainsi que les territoires rebelles environnants.
Les troupes de Bachar al-Assad tentent de déloger le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham, issu de l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, installé dans la région avec d’autres groupes rebelles.
L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) assure que des civils ont déjà été tués par ces attaques qui ont également touché des hôpitaux et autres structures médicales et mis sur les routes des milliers de personnes qui ont fui le sud de la province en direction du nord du pays.
Mais, selon les Nations unies, le pire reste à venir si Damas passait à l’offensive. Environ trois millions de personnes, dont la moitié sont déjà des déplacés d’autres régions de Syrie affectées par le conflit, vivent à Idleb.
Mark Lowcock, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires étrangères, a estimé lors d’une conférence de presse à Genève, qu’il y aurait à Idelb, 100 civils, pour la plupart des femmes et des enfants, pour chaque combattant, une estimation partagée par les associations humanitaires et qui donne une idée de la catastrophe humanitaire tant redoutée.
Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce mardi à la demande de la Russie qui veut rendre compte du sommet qu’elle a tenue vendredi avec la Turquie et l’Iran.
Les réunions de l’organe exécutif de l’ONU sur Idleb ces derniers jours n’ont pas donné lieu à des avancées concrètes pour freiner ou interrompre la perspective d’une vaste offensive militaire du régime syrien pour reprendre le contrôle de la province.

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