Visite controversée du président philippin Rodrigo Duterte en Israël

Visite controversée du président philippin Rodrigo Duterte en Israël

Le président philippin Rodrigo Duterte achève demain mercredi une visite pour le moins controversée en Israël. Sa visite au mémorial de la Shoah, lui qui s’était comparé à Hitler, n’a fait que renforcer la position de ceux qui critiquent sa venue dans l’Etat hébreux.
Cette visite du chef de l’Etat des Philippines est la première du genre depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1957. Rodrigo Duterte et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont souligné des «relations fortes» et une amitié «florissante», lors de la signature de trois accords, commercial, scientifique et sur les milliers de Philippins qui travaillent comme aides à domicile en Israël.
La visite de Rodrigo Duterte qui a commencé dimanche dernier, pourrait aboutir à la signature d’autres contrats significatifs, au moment où Manille prévoit un programme de plusieurs milliards de modernisation de ses forces armées.
Les Philippines sont devenus en 2017 un important client d’Israël, achetant notamment pour 21 millions de dollars de systèmes radar et d’équipements militaires antichars.
Mais malgré cette perspective, la visite de Rodrigo Duterte est loin de plaire à tout le monde en Israël.
L’opposition israélienne et les défenseurs des droits de l’Homme en particulier dénoncent cette visite, rappelant à l’occasion de sa visite hier lundi au mémorial Yad Vashem, haut lieu du souvenir de l’Holocauste et passage solennel obligé pour tout dignitaire étranger en visite en Israël, la comparaison que le président philippin avait faite de lui-même avec l’ancien président allemand Hitler.
En septembre 2016, trois mois après son investiture, Rodrigo Duterte disait qu’il serait heureux de massacrer les trois millions de drogués que compte son pays comme Hitler avait massacré des millions de Juifs pendant la Seconde guerre mondiale.
Rodrigo Duterte a été accusé de violations des droits de l’homme dans son propre pays sous couvert de la guerre qu’il mène contre le trafic de drogue. Il a lancé une campagne d’exécutions sommaires qui a fait des milliers de morts parmi les dealers et les usagers.

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