L’Allemagne autorise l’extradition de Carles Puigdemont vers l’Espagne

L’Allemagne autorise l’extradition de Carles Puigdemont vers l’Espagne

Le parquet allemand a décidé d’autoriser l’extradition de Carles Puigdemont, le leader catalan, vers l’Espagne mais seulement pour l’accusation de détournement de fonds publics, rejetant celle de rébellion qu’avait pourtant retenue la justice espagnole contre l’indépendantiste catalan.

Les juges allemands ont estimé que l’accusation de rébellion contre l’ancien président de la Catalogne n’était pas recevable puisque, selon eux, il «n’était pas le chef spirituel des violences» qui ont eu lieu en marge du référendum pour l’indépendance.

Ils ont également considéré que ces violences n’ont pas été d’une «ampleur suffisante» pour justifier ces poursuites. En attendant que le procureur allemand organise le transfert du leader catalan aux autorités espagnoles, celui-ci reste libre.

Cette décision de la justice allemande pourrait empêcher un procès pour rébellion, un crime passible de 30 ans de prison en Espagne. Les trois avocats allemands de Carles Puigdemont se sont empressés de critiquer le jugement, indiquant qu’un recours devant la Cour constitutionnelle allemande était en préparation.

Le 1er octobre dernier, le gouvernement régional de Carles Puigdemont avait  organisé un référendum non autorisé par le pouvoir espagnol, et qui avait vu la victoire du « oui » pour l’indépendance de la Catalogne. Ce référendum avait été suivi de violences entre des manifestants catalans et des forces de l’ordre espagnoles.

Après avoir fui son pays dans le but d’échapper à la justice, l’ex-président de la Catalogne est en Allemagne depuis mars où il avait été brièvement incarcéré puis libéré en raison des accusations de rébellion et malversations portées contre lui par le gouvernement espagnol.

Au total, 25 dirigeants séparatistes catalans sont inculpés pour leur rôle dans la tentative de sécession de l’Espagne. Treize dirigeants sont accusés de rébellion et risquent donc jusqu’à 25 ans de prison. Parmi ces treize catalans, neuf sont actuellement en détention provisoire tandis que quatre se sont enfuis à l’étranger comme Carles Puigdemont.

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