Des centaines de milliers d’Espagnols réclament à Barcelone la libération des leaders indépendantistes

Des centaines de milliers d’Espagnols réclament à Barcelone la libération des leaders indépendantistes

Les rues de Barcelone ont vu défiler hier dimanche, des centaines de milliers de Catalans qui manifestaient pour protester contre la détention de neuf leaders du mouvement indépendantiste de la Catalogne, accusés de «rébellion» et réclamaient l’ouverture d’un dialogue politique.

L’appel à manifester avait été lancé par une plateforme d’associations et de syndicats, créée en mars pour «défendre les institutions catalanes» et «les droits et libertés fondamentales».

Le secrétaire général de l’UGT, un des deux grands syndicats qui en font partie, a pris soin de préciser qu’il ne s’agissait pas d’une manifestation indépendantiste, même si l’UGT se retrouve associé dans la plateforme aux associations séparatistes ANC et Omnium.

Selon la police, ce sont quelque 315.000 personnes qui sont descendues dans la rue au cri de «liberté pour les prisonniers politiques». Les manifestants ont envahi la grande avenue Paralel, scandant à l’adresse des dirigeants indépendantistes en détention provisoire dans la région de Madrid, le message : «nous voulons que vous rentriez à la maison». La foule compacte s’est dispersée sans incidents en début d’après-midi.

Les dirigeants indépendantistes en détention provisoire dans la région de Madrid, dont les anciens présidents d’associations indépendantistes Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, sont poursuivis pour «sédition», «détournements de fonds» ou le délit controversé de «rébellion», des délits passibles d’une peine maximale de 30 ans de prison.

L’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont également accusé de détournement de fonds publics, en lien avec l’organisation du référendum d’autodétermination interdit du 1er octobre en Catalogne, a été remis en liberté il y a dix jours en Allemagne, où un tribunal a estimé que les charges pour «rébellion» n’étaient pas assez étayées pour son éventuelle extradition vers l’Espagne.

Ce contexte politique complique la tâche aux indépendantistes catalans qui n’ont plus que cinq semaines pour investir un candidat à la présidence catalane pour éviter l’organisation de nouvelles élections régionales en juillet prochain.

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