Le Premier ministre malien promeut la réconciliation nationale et la mobilisation anti-djihadistes

Le Premier ministre malien promeut la réconciliation nationale et la mobilisation anti-djihadistes

A l’issue d’une tournée dans le nord et le centre du Mali, des régions récemment ensanglantées par des affrontements intercommunautaires, le Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga a prôné la réconciliation nationale et la mobilisation contre les djihadistes.

Le Premier ministre avait entamé sa tournée le 22 mars dernier, dont le point d’orgue a été sa visite le 23 mars à Kidal, dans le nord-est du pays, une première depuis près de quatre ans dans ce bastion de l’ancienne rébellion à dominante touareg.

Soumeylou Boubèye Maïga est arrivé dimanche dans le centre du pays après deux autres étapes dans le Nord, à Gao puis à Tombouctou.

A Bandiagara, une localité touristique touchée par la crise, le Premier ministre a déclaré hier lundi l’installation prochaine d’un poste judiciaire spécialisé pour enquêter et juger les crimes terroristes, rappelé sa détermination à désarmer de gré ou de force les milices armées.

Le Premier ministre a également indiqué que l’Etat indemnisera toutes les victimes civiles et militaires des affrontements de mai 2014 à Kidal. Souleymane Boubèye Maïga a également promis à plusieurs centaines de jeunes qu’il a rencontrés, la construction d’un pôle universitaire.

Dans une dernière étape de sa tournée, Souleymane Boubèye Maïga a visité le chantier d’un barrage-pont détruit par les djihadistes le 8 mars dernier, destiné à relier deux rives du Bani, un affluent du fleuve Niger.

Dimanche, il avait assisté à une rencontre de réconciliation entre des dirigeants peuls et dogons à Koro, dans le centre du pays, où des dizaines de personnes ont péri dans de récents affrontements entre ces deux communautés.

Les représentants de l’Etat malien rejettent catégoriquement les accusations de membres de la communauté peule selon lesquelles les autorités du pays tolèreraient, voire encourageraient les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à leur encontre, au nom de la lutte anti-djihadistes.

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