Barcelone: Les terroristes désignés « marocains » sont-ils vraiment marocains ?

Barcelone: Les terroristes désignés « marocains » sont-ils vraiment marocains ?

Les attentats de Barcelone et Cambrils ont relancé le débat sur l’islam radical qui s’est développé en Occident et sur la radicalisation des jeunes binationaux, de nombreux médias faisant le raccourci facile de désigner comme marocains les auteurs des attaques terroristes de Catalogne, alors qu’ils sont tous grandi ou sont nés en Europe et non au Maroc.

Les observateurs se posent la question de savoir dans quelle mesure le Maroc a une responsabilité dans leur radicalisation, alors que la plupart d’entre eux n’ont que de vagues liens avec le pays de leurs parents. Le parcours des auteurs des attentats terroristes montre d’ailleurs que la plupart ont quitté le Maroc à un âge précoce, 10 ans ou moins, certains même ont été emmenés alors qu’ils avaient 4 ans ou lorsqu’ils étaient encore nourrissons.

Preuve que leur radicalisation s’est opérée en Espagne pendant leur adolescence et non au Maroc, estiment les observateurs. Et ce n’est pas un hasard si Mohamed Aalla, le frère aîné de deux des auteurs des attentats terroristes, qui a été blanchi et remis en liberté après son audition par le juge de l’Audience nationale espagnole, soit le seul qui ait quitté le Maroc à l’âge de 16 ans.

Le communautarisme forcé des populations immigrées, le repli identitaire, voire le laxisme des pays occidentaux avec les courants de l’islamisme radical d’Orient implantés en Europe, sont autant de facteurs qui nourrissent les idées djihadistes et le terrorisme dans l’esprit de jeunes en perte de repères en Europe, estiment les observateurs.

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