Le décret anti-immigration de Trump servirait ses intérêts personnels

Le décret anti-immigration de Trump servirait ses intérêts personnels

Aux Etats-Unis, d’aucuns veulent bien savoir pourquoi certains pays à majorité musulmane à l’instar de l’Arabie saoudite ont été épargnés par le décret anti-immigration récemment signé par Donald Trump. Ce dernier est soupçonné d’avoir établi la liste des pays frappés par cette mesure sur la base de ses intérêts économiques personnels.

Ce décret, qui interdit l’accès au territoire américain, durant 90 jours, aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) considérés comme des viviers du terrorisme, a été critiqué par plusieurs dirigeants de par le monde. Certains médias américains ont même suggéré que le chef d’Etat américain l’aurait signé en considérant ses intérêts économiques personnels.

Dans cet ordre d’idées, le New York Times et le Washington Post ont indiqué, que le milliardaire n’a aucun ou très peu d’intérêts financiers sur l’ensemble des Etats concernés par son décret anti-immigration. Pour soutenir cela, le portail d’information économique Bloomberg a rendu publique une carte éloquente comparant les pays frappés par ce décret et ceux où, selon ses investigations, la Trump Organization a des liens commerciaux.

Quoi qu’il en soit, le président américain justifie cette décision par la lutte anti-terroriste. Vu sous cet angle, la liste des pays concernés par le décret semble incohérente. «La mesure prise par l’administration Trump n’a aucun rapport avec la réalité de la menace terroriste contre les Etats-Unis, puisque manifestement, certains Etats dont sont originaires des terroristes qui ont agi sur le territoire américain ne figurent pas sur cette liste», a fait remarquer Khalil Jahchan, analyste politique et directeur exécutif de l’Arab Center of Washington, un think-tank spécialisé dans la recherche sur la diplomatie américaine dans le monde arabe.

A titre d’exemple, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis ou l’Arabie saoudite, dont des citoyens faisaient partie des 19 pirates de l’air présumés auteurs des attentats du 11 septembre 2011 à Washington, ne font pas partie de la liste.

La presse américaine indique que la Trump Organization a ou a eu des sociétés ou des relations d’affaires dans tous ces pays. Plus précisément, l’empire immobilier de Trump dispose de huit SARL dans le royaume wahhabite, d’un luxueux parcours de golf à Dubaï et de deux entreprises inactives en Egypte.

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