Barack Obama promet des représailles contre la Russie pour ses piratages informatiques

Barack Obama promet des représailles contre la Russie pour ses piratages informatiques

Dans un entretien à la Radio publique NPR, qui sera diffusé ce vendredi et dont des extraits ont été rendus publics jeudi soir, le président sortant américain Barack Obama a annoncé qu’il y aurait des représailles pour le piratage de l’élection américaine par les Russes.

La Maison Blanche a nommément mis en cause le président russe Vladimir Poutine dans les piratages informatiques qui ont perturbé l’élection présidentielle américaine.

«Si un gouvernement étranger tente d’entacher l’intégrité de nos élections, alors nous devons agir», a martelé le président Obama, assurant que «certaines de ces représailles seront explicites et publiques, d’autres peut-être pas».

Si Barack Obama n’a pas cité nommément Vladimir Poutine dans cet entretien, il avait rappelé il y a quelques jours dans une précédente interview que ses services avaient publiquement pointé du doigt Moscou le 7 octobre, soit un mois avant le scrutin du 8 novembre, pour l’interférence dans l’élection américaine. De son côté la candidate perdante, Hillary Clinton avait accusé les Russes dès le mois d’août.

La menace de Barack Obama fait monter d’un cran la tension entre Washington et Moscou, à quelques semaines de l’arrivée de Donald Trump au pouvoir.

Des dizaines de milliers de messages de responsables démocrates et du président de l’équipe de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta, ont été dérobés puis mis en ligne en 2016, notamment dans le dernier mois avant le scrutin, jetant une lumière crue sur les délibérations internes du camp Clinton et brouillant le message de la candidate.

Donald Trump, de son côté, continue à défendre la Russie, insinuant que la Maison Blanche a des raisons partisanes d’accuser le pays de Vladimir Poutine d’être à l’origine des piratages informatiques contre sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Mais le président élu apparait de plus en plus isolé dans son insistance à épargner Vladimir Poutine, dont il a souvent loué les qualités de leader, alors que, au sein de son propre parti, la fibre anti-russe est plus vivace que jamais.

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