Maroc- Algérie: Deux visions opposées entre intégration et expulsion des migrants subsahariens

Maroc- Algérie: Deux visions opposées entre intégration et expulsion des migrants subsahariens

Outre les différends politiques qui opposent l’Algérie et le Maroc, l’immigration clandestine en provenance des pays d’Afrique subsaharienne constitue également un sujet sur lequel les deux pays maghrébins ont des visions diamétralement opposées.

Alors que les autorités marocaines ont annoncé lundi la décision d’entamer une nouvelle campagne de régularisation de migrants clandestins après l’intégration de 25.000 migrants en 2014, le gouvernement algérien continue, quant à lui, sa « chasse à l’homme noir » dans des opérations d’expulsions massives qui ont soulevé l’indignation des ONG internationales.

Parmi les nombreux ressortissants subsahariens expulsés d’Algérie figurent des centaines de Maliens qui sont arrivés lundi à Bamako. Après leur arrestation à Alger et lors de leur transfert vers le sud de l’Algérie pour leur expulsion, ils ont été selon leurs déclarations, victimes de violences commises par les forces de sécurité algériennes.

Plusieurs d’entre eux ont également précisé que certains de leurs camarades ont été tués volontairement par les autorités algériennes. « Nous avons été battus, au moins trois maliens ont été tués », a déclaré à l’AFP Ousmane Coulibaly, un de ces migrants accueillis lundi dans les locaux de la Protection civile malienne.

Ces violences commises à l’encontre des migrants subsahariens en Algérie sont monnaie courante dans le pays. Depuis plusieurs semaines, les autorités algériennes expulsent à tour de bras les migrants subsahariens résidant dans le nord du pays.

Une première vague d’expulsions avait été menée en fin de semaine dernière. Près de 400 personnes avaient été refoulées à la frontières avec le Niger. Les autorités Nigériennes avaient d’ailleurs rapidement pris les choses en main, en décidant de fermer leurs postes frontières avec l’Algérie.

Ne pouvant donc plus les expulser vers les pays voisins, le gouvernement algérien a commencé à relâcher en plein désert des centaines de migrants subsahariens, livrés à leur sort dans les étendues hostiles du Sahara.

Les ONG de défenses des Droits de l’Homme ont vivement dénoncé ce traitement inhumain infligé par le gouvernement algérien à ces migrants clandestins. Le Maroc, quant à lui, a adopté la stratégie inverse, en lançant une  deuxième phase de régularisation de milliers de migrants présents sur son sol.

 

 

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