Persistance de la tension en France malgré la décision du Conseil d’Etat sur le burkini

Persistance de la tension en France malgré la décision du Conseil d’Etat sur le burkini

burkiniLe Conseil d’Etat français  avait suspendu vendredi dernier, un arrêté anti-burkini, le maillot de bain islamique qui fait débat en France, mais cette décision n’a pas pu calmer les esprits et certains maires prévoient de passer outre la décision de la plus haute instance de l’administration française, en continuant à interdire le port du Burkini sur les plages de leurs communes.

Le Conseil d’Etat a estimé qu’à défaut de «risques avérés», l’interdiction de ces tenues de bain porte «une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales» dans le pays.

La décision a été saluée par les musulmans, notamment le secrétaire général du Conseil français du culte musulman  (CFCM), Abdallah Zekri ou encore la grande mosquée de Lyon, mais n’a pas suffi, loin s’en faut, à éteindre la polémique qui agite la classe politique française, en particulier celle à droite autour du port du Burkini.

La décision du Conseil d’Etat a été rendue alors que plusieurs candidats de droite à la présidentielle, tenaient des meetings de campagne ce week-end en vue des primaires de novembre qui devront sélectionner son candidat pour la présidentielle de 2017.

Au nom de la préservation du «mode de vie français», l’ancien président, Nicolas Sarkozy a défendu l’interdiction du burkini alors que son rival à droite, l’ancien Premier ministre, Alain Juppé, en tête dans les sondages, affichait son rejet d’une loi anti-burkini, un projet de «circonstance».

Le gouvernement, pour sa part, refuse de légiférer sur ce sujet, estimant qu’une loi serait inconstitutionnelle, inefficace, et de nature à susciter antagonismes et d’irréparables tensions.

Comme signes de persistance de la tension autour de ce sujet, de nombreux maires, dont celui de Nice, qui avaient publié un arrêté anti-burkini prévoient de le maintenir malgré la décision du Conseil d’Etat. Mais cette décision est plus symbolique qu’autre chose, les arrêtés ayant une durée d’application limitée à fin août, mi-septembre selon les cas, et les verbalisations réellement actés, ont été d’ailleurs, rares.

 

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