France : l’Etat plus déterminé que jamais dans le projet d’EPR au Royaume-Uni

France : l’Etat plus déterminé que jamais dans le projet d’EPR au Royaume-Uni

macron-edfLe ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron a réaffirmé ce dimanche, l’engagement de la France dans le projet des deux réacteurs nucléaires d’Hinkley Point au Royaume-Uni, excluant, comme le réclament les syndicats EDF, son report de plusieurs années.

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a mis en avant le fait que l’investissement dans les deux réacteurs d’Hinkley représentera l’équivalent d’une année d’investissements d’EDF et ne devrait pas bousculer sa trajectoire financière.

Selon lui, ce projet au coût colossal de plus de 23 milliards d’euros, devrait promouvoir la technologie française face aux concurrents américains, chinois ou russes, est nécessaire pour la présence d’EDF en Grande-Bretagne et préservera les compétences de la filière nucléaire nationale.

Selon le ministre français, EDF donnera en septembre, son feu vert ultime à ce projet controversé après la confirmation de la décision finale d’investissement.

Le géant français de l’électricité, détenu par près de 85% par l’Etat, devait à la base confirmer cette décision au début du mois prochain mais a annoncé vendredi que son CCE (Comité central d’entreprise), serait consulté sur ce dossier comme le réclamaient les syndicats, une démarche qui repousse de plusieurs semaines au minimum la décision d’EDF.

EDF est confrontée à de lourds défis. Les prix de l’électricité n’ont jamais été aussi bas et une remontée est inenvisageable tant la surproduction en Europe est importante. L’entreprise a perdu en un an la moitié de sa valeur boursière et a dû quitter le CAC 40.

Dans le même temps, elle doit faire face à de lourds investissements, la construction des deux EPR à Hinkley Point tout d’abord, mais également la modernisation de ses centrales nucléaires ou encore la participation au rachat d’Areva. Pour faire face à cette situation, le groupe entend augmenter son capital de 4 milliards d’euros. L’Etat entend participer à hauteur de trois milliards d’euros d’ici à 2017.

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