Chypre met fin au plan international de sauvetage de son économie

Chypre met fin au plan international de sauvetage de son économie

secteur-bancaire-chypreChypre a mis fin dans la nuit de jeudi à vendredi, au plan international de sauvetage de son économie mis en place en 2013 lors d’une grave crise financière.

Chypre n’aura pas besoin des derniers 2.7 milliards d’euros de ce mécanisme de prêt.

Alors que son secteur bancaire était au bord de l’effondrement, Chypres avait dû négocier un prêt de 10 milliards d’euros auprès de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, en échange de mesures d’austérité draconiennes et d’une restructuration du système bancaire, alors extrêmement exposé à la dette grecque. Nicosie a notamment restructuré la première institution financière du pays, la Banque de Chypre, tandis que la deuxième, Laiki, a été démantelée.

Les efforts des autorités chypriotes ont été une réussite puisque, après l’Irlande, l’Espagne et le Portugal, Chypre est le quatrième pays qui parvient à sortir avec succès d’un plan d’aide, et ce sans qu’aucun soutien supplémentaire ne soit nécessaire. Le pays est sorti de la récession en 2015, après avoir connu 14 trimestres d’affilée de contraction de son Produit Intérieur Brut, et a enregistré l’an dernier sa plus forte croissance depuis sept ans, à 1.6%. Ce rebond est notamment dû au bon comportement de son secteur touristique, qui représente 12% du Produit Intérieur Brut et a engrangé ses plus fortes recettes depuis 14 ans, à 2.11 milliards d’euros.

Chypre a jusqu’à 2031 pour rembourser les 6.3 milliards d’euros de prêts, hormis le milliard d’euros reçu du FMI, qu’elle a obtenus du MES (Mécanisme européen de stabilité). Ce sont ces prêts qui ont permis de donner du temps à l’Etat chypriote pour qu’il puisse mener les réformes nécessaires pour assainir les fondements de son économie. Mais les autorités européennes ont d’ores et déjà prévenu que la fin du programme de sauvetage ne marquait pas la fin des réformes dans le pays et que d’autres efforts sont nécessaires pour réduire le nombre de créances douteuses, réformer le marché du travail et maintenir la discipline fiscale.

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