Brésil : Perquisition chez le principal adversaire politique de Dilma Rousseff

Brésil : Perquisition chez le principal adversaire politique de Dilma Rousseff

perquisition-bresil-adv-dilmmaLes domiciles du président de la Chambre brésilienne des députés, Eduardo Cunha et ceux de deux ministres issus de sa formation politique, le PMDB, ont été perquisitionnés mardi par la police.

Ces hommes politiques sont soupçonnés d’être liés au vaste scandale de corruption éclaboussant la classe politique, les grandes compagnies pétrolières et d’importantes entreprises des travaux publics du pays.

Les forces de l’ordre brésiliennes ont perquisitionné mardi la résidence officielle de Cunha à Brasilia ainsi que ses domiciles privés à Rio. La police a fait de même chez l’élu Anibal Gomes et les sénateurs Edison Lobão et Fernando Bezerra. Il faut noter que 53 mandats d’arrêt et de perquisition ont été émis sur l’ensemble du territoire brésilien dans le cadre d’une opération baptisée localement « Lava Jato » (karcher).

La police a également perquisitionné les domiciles des ministres des Sciences et technologies, Ceso Pansera, et du Tourisme, Eduardo Alves. Cette opération vise à élucider les soupçons de corruption et les rapports étroits existant entre certaines personnalités politiques et des cadres de Petrobras, la compagnie pétrolière brésilienne directement éclaboussée par le scandale de corruption. Les personnalités concernées pourraient être traduites en justice pour blanchiment d’argent, corruption et organisation criminelle.

Par ailleurs, le président de la chambre des représentants, Cunha qui est accusé d’avoir menti à la commission d’enquête sur la détention de comptes bancaires secrets en Suisse, fera l’objet d’une enquête du comité d’éthique de l’Assemblée nationale brésilienne.

Issu du PMDB, parti membre de la coalition au pouvoir au Brésil, Eduardo Cunha est curieusement devenu l’un des principaux adversaires politiques de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, depuis qu’il a initié récemment, une procédure de sa destitution pour avoir truqué les comptes publics.

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