Espagne : léger ralentissement de la croissance au troisième trimestre

Espagne : léger ralentissement de la croissance au troisième trimestre

Espagne-ralentissement-de-la-croissance-au-3e-trimestre_article_popinLa croissance économique en Espagne a légèrement régressé enregistrant une baisse du pays à 0.8% du Produit Intérieur Brut au troisième de 2015 par rapport au trimestre précédent, selon les données définitives publiées jeudi par l’Institut national espagnol de la statistique (INE).

L’Espagne poursuit son élan de reprise économique en faisant mieux que ses voisins européens en enregistrant son neuvième trimestre consécutif de hausse, après +1% au deuxième. En variation annuelle, le Produit Intérieur Brut a progressé de 3.4% après 3.2% au deuxième trimestre.

La reprise économique dans le pays continue à être soutenue par la demande intérieure et notamment par la hausse des dépenses des ménages, qui a contribué de 3.9 points à la croissance annuelle du PIB au troisième trimestre de cette année. En revanche, la demande extérieure qui est passée de -0.1 à -0.5 point, a légèrement réduit sa contribution au PIB par rapport au trimestre précédent.

Malgré tout, le ralentissement de la croissance économique du pays est une mauvaise nouvelle pour le parti au pouvoir. Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy a fait de la reprise économique un de ses principaux arguments de campagne. Or, si le pays est parvenu en 2014 à mettre fin à cinq années de récession ou de croissance nulle, une bonne partie de la population ne ressent pas les effets de cette reprise. Le taux de chômage dans le pays reste très élevé, établi à plus de 21% au troisième trimestre. Les adversaires politiques du gouvernement soulignent par ailleurs que bon nombre des 512.000 postes de travail équivalent temps plein créés en un an, sont précaires ou très mal rémunérés.

Le gouvernement espagnol souffre également de sa politique de réduction des dépenses publiques et des scandales de corruption. Pour preuves du sentiment de mécontentement parmi les opérateurs et la société civile, les récents sondages tablent sur un mauvais score du Parti populaire au pouvoir aux législatives du 20 décembre prochain et évoquent le risque de perte de sa majorité absolue au Parlement.

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