Deux journalistes français interpellés pour chantage contre le roi Mohammed VI

Deux journalistes français interpellés pour chantage contre le roi Mohammed VI

eric-chantage-marocEric Laurent et Catherine Graciet, les deux journalistes français auteurs du livre contre la monarchie marocaine « Le Roi prédateur », ont été interpellés jeudi à Paris en flagrant délit de chantage contre le roi Mohammed VI, auquel ils ont essayé d’extorquer 3 millions d’euros pour sursoir à la publication d’un nouvel ouvrage polémique.

Les deux journalistes indélicats ont été arrêtés et placés en garde à vue sous le chef d’inculpation de tentative de monnayer la non publication d’un nouvel ouvrage contre le roi. Ils sont également accusés de chantage et d’extorsion de fonds par le parquet de Paris. Des accusations graves qui ont jeté l’émoi parmi les journalistes et le monde des médias en France.

Ces interpellations sont l’aboutissement d’une collaboration réussie entre le Parquet de Paris et les avocats du roi en France, qui ont tendu un astucieux piège aux deux maître-chanteurs.

Eric Dupond-Moretti, l’un des avocats du souverain marocain en France, a pris la parole vendredi pour livrer les détails de cette affaire incroyable. Il a précisé que le journaliste Eric Laurent et sa complice Catherine Graciet ont, à plusieurs reprises durant le mois d’août, eu des rencontres avec des représentants du roi.

Au cours de ces rendez-vous, les deux parties ont poursuivi leur marchandage sur le montant de la rançon. La police judiciaire de Paris surveillait discrètement les tractations sans que les deux journalistes ne se doutent de rien.

Jeudi, à l’occasion d’un ultime rendez-vous placé sous écoute par la police française, Eric Laurent et Catherine Graciet ont finalement revu leurs prétentions à la baisse en acceptant une transaction à deux millions d’euros.

Dans la foulée, ils ont empoché une avance de 80.000 euros en échange de leur engagement par écrit pour l’annulation de la publication de l’ouvrage. Eric Laurent et Catherine Graciet ne pourront toutefois pas en profiter, puisqu’ils sont sortis du restaurant menottes aux mains.

Une histoire que Me Eric Dupond-Moretti a qualifiée de « racket digne de voyous ».

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