La France et la Grande-Bretagne la main dans la main pour résoudre la crise des migrants à Calais

La France et la Grande-Bretagne la main dans la main pour résoudre la crise des migrants à Calais

cazeneuve-theresaBernard Cazeneuve et Theresa May, les ministres de l’Intérieur français et britannique, ont publié hier dimanche dans Le Journal du dimanche une déclaration commune en réponse à la multiplication la semaine dernière des tentatives de passage en force des migrants de Calais vers la Grande-Bretagne. Les deux ministres y ont affirmé leur volonté de mettre fin « ensemble » à la situation des 3 000 migrants bloqués à Calais dans l’attente d’un passage vers la Grande-Bretagne.

Le Royaume-Uni s’est engagé à « financer d’autres clôtures destinées à protéger les abords de Coquelles (entrée du tunnel sous la Manche), ainsi que des chiens de détection pour fouiller les véhicules. La France pour sa part a rappelé que les forces de sécurité se chiffraient maintenant à 550 personnes avec l’arrivée sur place en fin de semaine dernière de 120 policiers supplémentaires. En septembre dernier déjà, la Grande-Bretagne s’était engagée à allouer 15 millions d’euros pour renforcer la sécurité dans le Nord-Pas-de-Calais et 2 autres millions pour la création d’une zone d’attente sécurisée pour les camions. 10 millions d’euros supplémentaires doivent être débloqués pour renforcer la sécurité le long du tunnel sous la Manche.

Mais la gestion de la crise à Calais fait malgré tout des mécontents. En France, deux personnalités de l’opposition, le député Les Républicains Xavier Bertrand et la maire Les Républicains Natacha Bouchart ont donné de la voix pour critiquer les autorités britanniques. Candidat aux prochaines élections régionales dans le nord de la France, Xavier Bertrand considère que ce sont les Français « qui gèrent principalement la situation à la place des Anglais et pour les Anglais ». Il a dit attendre des Britanniques une mise en ordre de leur réglementation sur le travail illégal et l’ouverture d’une zone de transit ou d’un camp de réfugiés sur leur territoire pour filtrer eux-mêmes les migrants.

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