France : un dispositif d’espionnage à la hauteur de celui des Etats-Unis

France : un dispositif d’espionnage à la hauteur de celui des Etats-Unis

Illustration : Palais de l Elysee - france - 27.09.2011L’hebdomadaire français L’Obs vient de révéler l’ampleur des moyens mis en place par les autorités françaises, par l’entremise de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) pour leurs activités d’espionnage. De vastes opérations de surveillance d’Internet auraient été autorisées par les deux derniers présidents de la République.

L’Obs cite « des témoignages anonymes de plusieurs responsables actuels et passés ». Nicolas Sarkozy aurait approuvé au début de l’année 2008 la mise sur écoute des nombreux câbles sous-marins qui accostent en France et par lesquels transitent aujourd’hui l’écrasante majorité des communications mondiales. Les services français ont ainsi pu espionner le trafic en provenance des Etats-Unis, de l’Afrique ou du Moyen-Orient pour en extraire des informations sur le terrorisme. Mais rien n’interdit de penser que ce dispositif n’a pas été utilisé pour espionner des entreprises ou des diplomates du monde entier. La mise en place de ce système a nécessité un investissement 700 millions d’euros et créé 600 emplois. François Hollande a approuvé en 2013, selon les mêmes modalités, un second « plan câble » qui comporterait l’installation de plusieurs nouvelles stations d’écoute. La DGSE aurait également, comme le journal Le Monde l’avait révélé dès le mois de mars 2014, collaboré avec l’opérateur téléphonique Orange dans ses activités de collecte des données.

La DGSE aurait également pris des arrangements avec la CNCIS (Commission Nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité) qui encadre la surveillance en France. Cette dernière aurait aménagé son régime d’autorisation en délivrant des « fiches pays », permettant d’espionner le trafic en provenance de certains Etats, ainsi que des « fiches thématiques » portant sur certains sujets comme le terrorisme de manière à permettre à la DGSE d’éviter de soumettre le flot d’informations interceptées à un régime d’autorisations individuelles.

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