Crise migratoire : l’Italie peut compter sur l’aide du Royaume-Uni

Crise migratoire : l’Italie peut compter sur l’aide du Royaume-Uni

imigrantLe Premier ministre britannique David Cameron a assuré mercredi à Milan que « le Royaume-Uni va fournir du personnel et du soutien au renseignement italien engagé pour trouver des solutions à la crise migratoire en Europe ».

Le chef du gouvernement britannique a fait cette déclaration juste après avoir partagé un déjeuner de travail avec le Président du conseil italien, Matteo Renzi, en marge de l’Exposition universelle de Milan. Selon M. Cameron, Londres et Rome sont d’accord sur la nécessité d’une approche globale par rapport à la crise qui tend les relations entre l’Italie et les autres Etats européens. Pourtant, le Royaume-Uni fait partie des pays qui s’opposent à la proposition d’assister l’Italie et la Grèce – les deux Etats européens les plus exposés à l’actuelle vague de migration clandestine – au moyen de la répartition, au cours des deux ans à venir, d’une population de 40 000 réfugiés dans divers Etats membres de l’Union Européenne (UE). En lieu et place, le Premier ministre britannique a indiqué que la contribution de son pays résidait dans la participation aux opérations de secours en mer Méditerranée et la revue à la hausse de son aide envers les Etats d’Afrique du Nord et de la Corne de l’Afrique. A noter qu’une bonne partie des plus de 220 000 migrants qui ont atteint l’Italie en l’espace des 18 derniers mois provenaient de ces deux régions du continent noir.

« Nous avons besoin d’une approche globale qui permette un nouveau gouvernement en Libye, qui lutte contre les gangs criminels, et dans laquelle nous travaillons avec vous (l’Italie) et votre unité de renseignement en Sicile, à laquelle nous allons apporter des gens et des ressources », a déclaré M. Cameron. Et au Premier ministre italien de réagir : « nous savons qu’il y a différentes approches au sein de l’Union Européenne, mais je pense que nous avons les mêmes valeurs et que (nous nous accordons sur le fait que) ce problème est un problème européen ». Ces deux parties se sont également accordées sur le fait que cette crise doit être réglée à son origine, en l’occurrence l’Afrique.

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