France : les prévisions de croissance des institutions internationales revues à la hausse

France : les prévisions de croissance des institutions internationales revues à la hausse

france-croissanceSelon le Journal du Dimanche, la Commission européenne devrait relever ses prévisions de croissance pour la France cette année à 1.1% au lieu du 1% que prévoit prudemment le gouvernement français.

La publication des prévisions économiques de printemps de la Commission européenne est attendue pour demain mardi. Les 1.1% que la Commission européenne devrait annoncer correspondent à la prévision de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques) et sont dans le même ordre de grandeur que les chiffres avancés par le FMI (Fonds Monétaire International) qui a revu à la hausse, passant de 0.9% à 1.2% ses prévisions de croissance pour la France. Ces hausses des prévisions de croissance sont attribuées à la baisse de l’euro et au faible coût du pétrole. En matière de déficits, les prévisions européennes devraient conforter celles du gouvernement avec un déficit public de 3.8% du Produit Intérieur Brut en 2015.

Fait assez singulier pour être signalé, les prévisions du gouvernement français apparaissent comme moins optimistes que celles des institutions internationales. Mais il ne pourrait s’agir que d’une impression. Selon plusieurs analystes, le gouvernement français serait lui-même très optimiste mais se garderait bien de le montrer. Selon les informations d’Europe 1, le chef de l’Etat français et ses collaborateurs s’attendraient à une croissance cette année de 1.2%, voire 1.3%. L’Elysée prévoit même pour la fin du quinquennat une croissance en rythme annuel à 1.5%, un chiffre qui signifie qu’une économie est capable de créer plus d’emplois qu’elle n’en détruit. Ce scénario permettrait au président François Hollande de rendre crédible son fameux pari de l’inversion de la courbe du chômage en 2016. La France préfèrerait cependant cacher son optimisme pour ne pas inciter Bruxelles à lui demander des efforts supplémentaires pour réduire son déficit public.

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