Royaume-Uni : le leader travailliste exclut tout rapprochement avec les nationalistes écossais

Royaume-Uni : le leader travailliste exclut tout rapprochement avec les nationalistes écossais

ed-miliband-bbcLe chef du parti travailliste britannique Ed Milliband a réaffirmé lors d’une interview sur la chaîne BBC One diffusée hier dimanche sa détermination à ne pas gouverner avec le SNP (Scottish National Party), le parti national écossais, s’il remportait les élections législatives du 7 mai.

Aucune coalition avec le SNP. Ed MIlliband a justifié sa détermination par des divergences avec le parti écossais sur de nombreuses questions dont l’indépendance de l’Ecosse, la défense ou encore le déficit. En affirmant qu’il n’y aurait aucun rapprochement avec le parti écossais, le chef du parti travailliste est allé plus loin que dans ses précédentes déclarations dans lesquelles il écartait simplement une coalition formelle avec le SNP, marquant de la manière la plus nette possible sa position.

Pourtant, la dirigeante du SNP Nicola Sturgeon a déclaré à plusieurs reprises qu’elle était prête à soutenir le Labour pour « chasser David Cameron ». Après la diffusion de l’interview d’Ed Milliband, elle a réagi en prédisant un changeant d’attitude du leader travailliste le 7 mai. S’il n’a pas la majorité, un soutien du SNP pourrait bien s’avérer indispensable pour former un gouvernement de coalition. Le SNP espère décrocher entre 40 et sièges de députés sur les 59 dévolus à l’Ecosse, contre 6 actuellement, aux dépens du Labour qui en compte actuellement 41.

Les conservateurs se servent régulièrement de la perspective d’une alliance entre le Labour et le SNP dans cette dernière phase de la campagne. Le SNP est plus à gauche que les travaillistes et surtout pro-indépendance. En faisant l’ombre d’un rapprochement entre le Labour et le SNP, les conservateurs se posent en seule alternative non socialiste aux indépendantistes. Quel que soit le vainqueur du scrutin du 7 mai, les tractations qui suivront pour la formation d’un gouvernement s’annoncent déjà difficiles, aucun des deux principaux partis, conservateur et travailliste, ne semblant en mesure d’arracher une majorité le 7 mai.

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